Ceder son entreprise en Corse : Le Podcast
01–Céline :
Bonjour à tous et bienvenue dans le podcast Expert-cession-Corse. Le podcast qui accompagne les entrepreneurs insulaires dans l’un des moments les plus important de leur vie professionnelle, la cession ou la reprise d’entreprises.
Je suis Céline Renou, conseillère en investissement financier et en gestion de patrimoine, courtier en crédit et assurances et je suis accompagnée de Sylvie GHILARDI, experte en immobilier corse, analyste financière d’entreprise et conseillère en gestion de patrimoine. Bonjour Sylvie.
02–Sylvie :
Bonjour Céline, bonjour à tous. Je suis ravie de débuter cette série d’épisodes avec un sujet qui concerne beaucoup d’entrepreneurs en Corse, à savoir la cession d’entreprise ou la cession de fond de commerce. Car comme tu le sais Céline, puisque nous en avons pris conscience depuis un petit moment déjà toutes les deux, mais plus récemment encore grâce à une étude de l’INSEE datée du mois de novembre 2025 et dont le lien est donné dans la description de ce podcast, je le rappelle.
Ce sont donc pas moins de 2000 entreprises Corse qui seront à céder ou transmettre dans les années qui viennent. Et ces chiffres englobent 540 sessions de commerces et 310 structures de services aux entreprises, ce qui représente en tout et pour tout 10 000 emplois, ce qui n’est pas rien pour notre région puisque c’est un enjeu majeur pour notre île et son économie. Et c’est le thème que nous avons choisi d’aborder aujourd’hui puisque nous allons voir comment démarrer un projet de cession, notamment lorsqu’on envisage la retraite ou bien lorsqu’on envisage de changer d’activité.
03–Céline :
On va peut-être commencer par dire quelque chose que peu d’entrepreneurs osent avouer : Céder son entreprise, ça fait peur. Ce n’est pas uniquement une opération financière ou juridique, c’est une étape de vie. Beaucoup se disent « J’aimerais lever le pied, je pense à la retraite, mais je ne sais vraiment pas par où commencer. » Et c’est normal. Souvent, les entrepreneurs repoussent cette étape et la préparation commence trop tard. La vérité, c’est qu’une bonne cession, ça se prépare 12 à 36 mois à l’avance.
04–Sylvie :
Exactement. Parce que quand on anticipe, on met tous les atouts de son côté et notamment on sécurise la valeur de son entreprise, la cession au repreneur ou la transmission à un enfant qui voudrait reprendre l’activité familiale. Mais surtout, le dirigeant gagne en tranquillité d’esprit parce qu’il sait plusieurs mois à l’avance qu’il pourra transmettre ou vendre sereinement le travail d’une vie. Il a alors tout le loisir d’envisager soit une nouvelle vie axée sur la retraite, soit un nouveau projet si c’est un entrepreneur dans l’âme qui aime rester actif quel que soit l’âge. Mais quoi qu’il en soit, c’est vrai que après tout, c’est un virage à 360° qui nécessite d’être maîtrisé.
Et d’ailleurs, nous sommes d’accord toi et moi, Céline, sur le fait que nous entendons régulièrement un discours récurrent qui ressemble à peu près à ça : »J’envisage de vendre, mais je suis déjà tellement accaparée par la gestion de l’entreprise au quotidien que si je dois en plus trouver le temps, l’énergie et le courage pour mettre en place toutes les étapes, je m’en sens pas la force seul(e). et même j’aurais peur de négliger un point essentiel ou pire de négocier sans optimiser et de le regretter amèrement ensuite ».
Et bien souvent, ils rajoutent : »A l’idée de penser à tout ce qu’il faut que je mette en place seul(e) ou quasiment, je suis déjà découragé(e). Alors je continue au jour le jour, la tête dans le sac en repoussant mon projet de transmission ou de cession pour le jour où j’aurai un peu de temps, mais tout en me demandant si je l’aurai un jour ce temps ».
Et c’est justement pour ça qu’on a décidé de faire ce podcast Céline et moi, pour démontrer qu’il est possible de transmettre ou de céder dans des conditions optimisées à tous les niveaux. Qu’il s’agisse de la sphère professionnelle comme de la sphère familiale, personnelle ou patrimoniale. Et non, vous n’êtes pas seul, messieurs et mesdames les chefs d’entreprise parce que nous avons décidé de mettre tout en œuvre pour vous accompagner et faciliter cette vente ou cette transmission.
05–Céline :
Avant même d’ouvrir un bilan, de faire une estimation ou de lancer la communication, la toute première étape selon moi, c’est de clarifier l’objectif du cédant. « Quelles sont les raisons profondes qui me poussent à vouloir vendre ? Quel serait le niveau de vie dont j’aurais besoin pour ma retraite ? »
Parce que vendre pour vendre, ça n’a aucun sens, mais vendre pour préparer l’avenir, ça change tout.
06–Sylvie :
Et puis cet objectif va conditionner la stratégie. Par exemple, si le cédant veut partir rapidement, on optimisera la transmission opérationnelle. S’il a un peu plus de temps devant lui et veut maximiser le prix, on travaillera davantage sur la valorisation en amont : des contrats à renégocier, des actions commerciales à déployer… pour monter en compétence et en croissance et le tout en favorisant la mise en valeur des atouts déjà existants, mais aussi du potentiel à déployer dans cette entreprise.
07 Céline :
Il n’y a donc pas de bonne réponse universelle, mais plutôt une réponse en adéquation avec les objectifs de l’entrepreneur qui envisage de transmettre ou de céder. Une fois que le dirigeant a clarifié ce qu’il veut, on peut entrer dans le concret. Et là, il y a un mot important : l’évaluation. Elle permet de savoir ce que vaut réellement l’entreprise aujourd’hui, mais aussi ce qu’on peut améliorer et ce qu’il faut améliorer avant de la mettre en vente.





